Et pourtant, aujourd’hui, ils reculent.
Derrière les logos familiers de KFC, Nando’s ou encore des groupes comme Yum Brands, une décision lourde de sens vient d’être prise : abandonner un engagement majeur en faveur du bien-être animal.
Un renoncement silencieux, mais aux conséquences immenses.
Le programme Better Chicken Commitment (BCC) n’était pas une simple opération de communication. Il reposait sur des bases scientifiques solides, visant à réduire les souffrances extrêmes infligées aux poulets dans l’élevage industriel.
Moins de densité.
Des conditions de vie améliorées.
Et surtout : l’abandon progressif des races à croissance ultra-rapide.
Un minimum, diront certains. Une révolution, dans un système bâti sur la souffrance, diront d’autres.
Mais à l’approche de l’échéance de 2026, huit groupes de restauration représentant 18 marques ont choisi de faire marche arrière.
Ces entreprises ont rejoint le Sustainable Chicken Forum, un collectif qui, sous couvert de “durabilité”, autorise explicitement l’usage de poulets à croissance rapide.
Ces animaux, surnommés “Frankenchickens”, sont le symbole d’un système poussé à l’extrême.
En seulement 6 semaines, ils atteignent leur poids d’abattage. Leur corps, lui, ne suit pas.
Os fragiles.
Muscles surdimensionnés.
Organes sous pression.
Certains ne peuvent même plus marcher avant d’être tués.
Les entreprises évoquent des difficultés d’approvisionnement. Des inquiétudes environnementales. Une transition trop complexe.
Mais pour les ONG comme Anima International, le constat est limpide :
la décision est économique.
Même analyse du côté de The Humane League UK, qui dénonce une stratégie bien rodée :
Créer une alternative “acceptable” pour continuer comme avant, tout en donnant ll’illusion du progrès.
Une façade.
Aujourd’hui, les poulets à croissance rapide représentent environ 90 % de la production au Royaume-Uni.
Un chiffre vertigineux.
Derrière cette domination :
Et pourtant, ailleurs, le monde commence à changer.
En février, la Norvège a pris une décision historique :
mettre fin aux poulets à croissance rapide d’ici 2027.
Un choix courageux.
Un signal fort.
Et surtout, la preuve qu’une transition est possible.
D’autres pays européens comme les Pays-Bas, le Danemark ou l’Allemagne avancent déjà dans cette direction.
Ce recul des géants du fast-food ne parle pas seulement de poulets.
Il parle de priorités.
Quand le choix se pose entre :
La réponse, aujourd’hui, est claire.
Si tu ne connais pas les “Frankenchickens” je t’invite à regarder cette vidéo.