Written by Gwen

Nouvelle-Zélande : les Baleines personnes juridiques ?

  • 1 mois ago
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En Nouvelle-Zélande, un projet de loi inédit pourrait transformer profondément la manière dont les baleines sont protégées. Proposé par le député écologiste Teanau Tuiono, le Tohorā Oranga Bill vise à reconnaître les baleines comme des personnes juridiques, dotées de droits propres.

Donner des droits aux baleines

Ce texte propose d’accorder aux baleines plusieurs droits fondamentaux, parmi lesquels :

  • la liberté de mouvement et de migration
  • la protection de leurs comportements naturels
  • le respect de leurs structures sociales
  • le droit à un environnement marin sain
  • la restauration de leurs habitats

Ces principes devraient influencer les décisions liées à la pêche, au transport maritime, à l’exploitation des fonds marins ou encore à l’aménagement des côtes.

Une vision inspirée des peuples autochtones

Le projet s’appuie sur la vision maorie du monde (te ao Māori), qui considère les baleines comme des êtres sacrés et ancestraux. Il adopte une approche basée sur la relation et le respect, plutôt que sur une simple logique de protection ou de limitation des dégâts. Pour Teanau Tuiono, il s’agit d’un changement de paradigme :

  • reconnaître la “mana” (valeur intrinsèque) des baleines pour mieux protéger l’océan dans son ensemble.

Un mouvement mondial en expansion

Cette initiative s’inscrit dans le mouvement international des droits de la nature, qui cherche à accorder des droits légaux aux écosystèmes et aux espèces non humaines.

Ce courant, inspiré en grande partie des savoirs autochtones, défend une vision écocentrée : la nature n’est plus seulement une ressource à exploiter, mais un ensemble d’entités ayant le droit d’exister, de se régénérer et de prospérer.

Un projet encore incertain mais symbolique

Le texte doit maintenant suivre le processus parlementaire néo-zélandais, et son adoption reste incertaine. Mais pour ses soutiens, son simple dépôt représente déjà une avancée majeure.

Il pourrait ouvrir la voie à une nouvelle manière de penser la protection des océans, en Nouvelle-Zélande comme ailleurs dans le monde.